Décider de lancer son activité, son entreprise, quand on est multipotentiel, c’est un peu comme le voyage de Frodon pour rejoindre le Mordor.

On part le pas décidé, en se disant qu’on ne sera pas mieux servi que par soi-même. Que finalement, il faut bien se faire une raison, trouver un boulot unique qui réunit tout ce qu’on cherche c’est mission (quasi) impossible.

L’aiguille n’est plus dans une botte de foin mais perdue au milieu du Rohan.

C’est dans ces cas-là qu’une brillante idée peut traverser notre cerveau :

Et si…

Et si, plutôt que la chercher, on se créait la nôtre ?

Mais bon sang mais c’est bien sûr !

Eurêka !

Mille millions de mille sabords !

Élémentaire mon cher Watson !

Yes. C’est parti !

 

Une nouvelle aventure, un nouveau projet, de quoi partir le coeur léger, la fleur au fusil, l’innocence en bandoulière.

Première phase de recherche.

Premier coup de cœur entrepreneurial sur Youtube, LinkedIn ou Instagram, génial, ça va le faire.

Premiers podcasts, blogs, livres, bon, ok, va falloir trier toutes les infos.

Première formation, investissement, pour tâter le terrain et commencer quelque part.

Punaise… ça n’a pas l’air si simple que ça.

Mais il faut commencer quelque part.

Personnellement, ça fait trois ans que je me suis dit pour la première fois que je ne trouverai pas mon bonheur en tant que salariée. Que j’ai décidé de monter ma première activité, à l’époque autour d’un blog.

J’ai fait exactement ce que j’ai décrit au-dessus.

Un coup de cœur sur Youtube, un gars qui parlait bien, était crédible et me disait que tout était possible. J’étais légèrement désespérée, j’ai acheté sa formation et suivi ses conseils. Autant te dire que trois ans plus tard, mon blog est introuvable, piraté par je sais pas qui, et en attente d’un nouvel hébergeur pour restaurer la sauvegarde. A priori, j’ai zappé la partie sur la sécurité dans sa formation.

Bref.

Ça n’a pas été un succès.

Sauf si…

 

Sauf si on regarde ce que j’y ai appris.

  • J’ai appris à utiliser (mal mais quand même) WordPress et des prémices de marketing sur internet.
  • J’ai découvert ma plume. Sans ce projet je l’aurais probablement encore ignorée pendant des années.
  • J’ai appris que je n’aimais pas me mettre en avant. Ma photo en grand sur la page d’accueil et raconter ma vie sur Insta, ça me bloque plus qu’autre chose.
  • J’ai compris que je ne m’étais pas posé les bonnes questions en lançant cette idée.

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Ce premier projet a été un échec, non parce que le résultat était mauvais, mais parce qu’il allait à l’encontre totale de mes besoins et de mes valeurs.

Impossible pour moi de tenir le rythme tellement c’était en décalage avec ma personnalité.

J’étais le genre de blogueuse à avoir 3 articles en brouillons mais à ne jamais les publier parce que je n’avais pas envie d’en faire la pub. Clairement le problème n’était pas l’écriture mais le côté personal branding et mise en lumière qui ne me plaisait pas. Pour une raison simple, ce n’est pas moi. Et soyons honnêtes deux secondes, si j’ai décidé d’entreprendre, ce n’est pas pour continuer à me forcer à faire des choses que je n’aime pas comme dans le salariat…

Une fois que j’ai accepté de passer à la suite, je me suis dit que je ne referai pas deux fois la même erreur.

 

Fini de se lancer dans l’inconnu en trouvant des solutions bancales.

Je suis donc passée par tout un tas de procédés, vous pouvez écouter l’épisode de podcast où j’en discutais avec Julien et Steph ici, pour mieux me connaître.

Mais pour résumer : un gros travail d’introspection, des outils d’analyse, de l’accompagnement de professionnels, et du temps pour grandir, assimiler et me forger une nouvelle vision de moi-même.

Connaître mes valeurs, connaître mes besoins, mais aussi mes forces et mes faiblesses.

C’est suite à ça que j’ai découvert le métier de copywriter.

Un métier parfait pour moi sur le papier.

Mais trouver un métier sur le papier ce n’est pas pareil que de l’expérimenter au quotidien.

Parce qu’être multipotentiel, c’est non seulement trouver des métiers qui nous parlent, mais c’est aussi trouver COMMENT l’exercer. Travailler avec qui ? Pourquoi faire les choses de telle ou telle façon ? Comment trouver des clients avec qui on appréciera de travailler ? Comment faire que notre activité soit alignée avec nos valeurs et réponde à nos besoins ? Comment choisir les projets ?

Mais aussi : comment tenir le cap ? Comment ne pas se laisser entraîner dans des bourbiers en suivant des feux follets ?

Tout un tas de questions auxquelles on ne pense absolument pas quand on se lance la première fois.

Du coup la seconde fois j’ai pris le problème dans l’autre sens.

 

Au lieu de passer mon temps à me former, j’ai expérimenté.

J’ai commencé à parler de mon projet autour de moi.

Parler, parler, parler.

À mes ami.e.s, à des connaissances, à des gens que j’appréciais sur les réseaux et que je suivais depuis un moment.

Parler et proposer mon aide.

L’idée à ce moment-là pour moi était de tester le métier sur des projets sans rémunération.

Pourquoi ? Parce que je ne voulais pas de pression supplémentaire, pardi !

Je me lançais avec une pauvre formation à 12€, zéro expérience, zéro confiance, juste une forte envie de changer ma vie et d’aider les gens autour de moi.

Ce premier pas a été le plus dur.

J’ai mis plus d’un mois à me décider à poser la question : est-ce que tu veux qu’on travaille ensemble et que je t’aide pour la rédaction ?

Un mois.

Parce que j’avais peur.

J’avais l’impression d’être au bord de l’avion, la porte ouverte, prête à sauter dans le vide, sans savoir si j’ai un parachute ou pas dans le dos.

Je ne sais même plus combien de fois j’ai eu cette sensation ces dernières années. Je ne les compte même plus tellement ça a été fréquent.

Chaque étape, chaque décision, semblait être une décision de vie ou de mort.

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Et puis, à l’usure, c’est devenu plus facile.

À force de parler, j’ai rencontré des gens. Certains géniaux, d’autres… un peu moins.

Mais j’ai aiguisé mes outils. J’ai appris à écouter mes intuitions, à leur donner forme et à les rendre solides. J’ai appris à ne pas prendre personnellement mes erreurs. J’ai appris à apprendre de chaque expérience pour en tirer le meilleur. J’ai testé suffisamment de configurations de travail pour savoir ce qui me convenait le mieux à moi.

Ma façon à moi d’être copywriter.

Celle qui correspond à mes valeurs, à mes besoins, à mes envies.

J’ai développé une activité qui se décline en différents éléments qui, combinés, célèbrent ma multipotentialité.

Et j’aide maintenant des gens comme moi à faire de même.

Pour moi, cette quête d’activité a vraiment été comme la quête de Frodon.

Longue, dangereuse, semée d’embûches, de souffrances et de doutes.

Je ne prétends pas qu’elle soit terminée.

Elle durera probablement toute ma vie me connaissant.

Mais même si c’est le cas, elle est alors à mon image, discrète, curieuse, planquée derrière son clavier, entourée de personnes de confiance, avec des valeurs partagées, qui me suivent et m’encouragent dans mes explorations.

Et je ne me suis jamais sentie aussi vivante dans un projet.

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