Adrien a passé dix ans dans la tech, product manager pour des logiciels d'hôtellerie.
Il y a deux ans, il a tout quitté pour monter une agence de production vidéo. Il est aussi papa d'un garçon de 5 ans, et quand je lui demande comment il se présente, il répond qu'il essaie d'être le meilleur entrepreneur et le meilleur papa possible (le programme est chargé, on est d'accord).
Ce qui l'a poussé dehors, ce n'est pas l'ennui. C'est cette phrase, qu'on entend beaucoup chez nous : il avait l'impression de se suradapter, de ne pas pouvoir être lui-même dans son travail. Il aimait ce qu'il faisait. Le contexte, lui, ne lui allait plus.
Il ne connaissait pas le terme multipotentiel avant qu'on se croise dans le même espace de coworking. Et aujourd'hui encore, il n'est pas certain d'en être un.
En revanche, il sait très bien quelles sont les deux choses qui reviennent chez lui à chaque fois. Il n’arrive pas toujours à tenir une décision dans la durée, même lorsqu’il sait qu’elle devrait être sa priorité. La seconde, c'est qu'il est incapable de répondre à la question qu'on pose à tout créateur de contenu : c'est quoi ta niche ?
On a passé une heure là-dessus. Voilà ce qu'il en ressort.
À retenir
- Sur la niche : il n'en a pas une, il en a trois ou quatre, et c'est leur mélange qui fait son style.
- Son métier réel n'est pas de filmer. C'est de diriger une entreprise et de changer de casquette plusieurs fois par jour.
- Il considère son entreprise comme un Pokémon plutôt que comme son bébé, et ce détachement lui permet d'encaisser les refus.
- La motivation n'est jamais constante : elle s'entretient, par vagues.
Faut-il vraiment se trouver une niche ?
« Tout a déjà été fait. La vraie différence, c'est comment toi tu vas l'exprimer. » - Adrien Chaouch, entrepreneur, vidéaste, fondateur d'une agence de production
C'est la question qu'on pose à tout créateur de contenu, et celle sur laquelle Adrien bloque depuis deux ans. Sa réponse tient en deux temps, et les deux comptent.
D'un côté, il est convaincu par l'idée que la niche, c'est toi. Il prend l'exemple de Christopher Nolan : avant son Batman, il y en avait déjà des tonnes. Ce qui a fait Nolan, c'est sa sauce à lui.
De l'autre, il reconnaît la valeur d'une spécialité repérable. Quand on l'appelle pour un projet sport, c'est aussi parce qu'il connaît les marques, les tendances, les athlètes...
Et c'est là que sa réponse devient intéressante pour nous. Il n'a pas une niche, il en a trois ou quatre, et c'est le mélange qui fait son style. Dans son cas, l'image de sport et l'image corporate. Sa vraie question n'est donc pas laquelle choisir, mais comment les faire tenir ensemble dans un pitch qui reste lisible pour un client. Ça ne te rappelle rien ? C'est le même exercice que quand quelqu'un te demande en soirée ce que tu fais dans la vie et que tu dois te présenter sans réciter ton CV.
"Je ne suis pas vidéaste, je suis chef d'entreprise"
C'est la réalisation qui lui est tombée dessus quelques mois après s'être lancé. Son métier n'est pas de filmer. Son métier, c'est d'être en même temps son directeur commercial, son directeur marketing et son chef de produit, et de changer de casquette trois fois avant le déjeuner.
Sur le papier, c'est le terrain de jeu rêvé pour quelqu'un qui aime tout faire. Dans les faits, ça t'envoie direct en face de ta capacité à trancher.
Parce que dans le salariat, on est souvent libre à l'intérieur d'un cadre : quelqu'un d'autre a déjà décidé des priorités, des horaires, des objectifs. Quand ce cadre disparaît, la première question devient "par où je commence", et il n'y a plus personne pour te dire si c'est le bon choix. Chaque arbitrage te ramène au même endroit : choisir, c'est renoncer.
Ton entreprise n'est pas ton bébé, c'est ton Pokémon
Je lui demandais s'il voyait un parallèle entre créer une boîte et devenir parent. Sa réponse : pas vraiment. Il voit plutôt son entreprise comme un Pokémon. Le but numéro 1, c'est de pouvoir continuer à jouer. Le but numéro 2, c'est de le faire grandir.
Je lui ai répondu que quand je pense à mes filles, je me dis aussi parfois que ce sont un peu des Pokémon.
Avec ton enfant, tu construis un amour qui se veut pour toujours. Avec ta boîte, Adrien s'autorise le détachement : il fait tout pour qu'elle marche, et si demain elle s'arrête, il n'y a pas mort d'homme. C'est ce détachement qui lui permet d'envoyer un devis sans que sa vie entière soit en jeu à chaque fois. Le métier consiste aussi à se prendre dix non dans la gueule et à continuer d'en chercher.
Tenir quand on a envie de tout tester
Un matin, Adrien s'assoit devant son ordinateur. Il sait exactement ce qu'il doit faire : deux mois de prospection, 50 % de son temps, c'est le calcul qu'il a posé lui-même, en connaissance de cause. Et puis il se dit "bon, je fais juste un peu de montage". Puis "juste un petit peu de ça". À midi, sa journée de prospection est devenue une journée de formation sur l'IA.
Bon ok, tu vois où je veux en venir. On connaît tous ce matin-là.
Adrien ne prétend pas avoir résolu ça, il décrit un mouvement. Au début, il était tête brûlée : il avait le chômage, rien à perdre, il contactait tout le monde sans se poser de question. Et ça marchait très bien. Puis les références sont arrivées, les clients à satisfaire, les enjeux de chiffre, et garder ce même élan est devenu beaucoup plus dur.
Sa formule : ça s'entretient, et ce n'est jamais constant. Il parle de vagues, de phases où il y croit moins, où il a besoin d'un électrochoc pour repartir. C'est dans ces creux-là qu'on finit par s'éparpiller entre plusieurs projets sans vraiment l'avoir décidé. Ce n'est donc pas un problème qu'on règle une fois pour toutes, c'est un rythme avec lequel il faut apprendre à vivre.
Ce que l'entourage change vraiment
Sur ce point, il est catégorique : il connaît très peu d'entrepreneurs qui ont réussi sans s'entourer de gens qui savent. Ce travail-là, tu peux le faire tout seul, mais il peut te prendre vingt ans.
La nuance qui suit est celle qui nous intéresse. S'entourer de n'importe qui ne sert à rien. Certaines personnes, avec la meilleure intention du monde, tiennent un discours qui freine plus qu'il n'aide. Souvent parce qu'elles ne comprennent pas comment tu fonctionnes. Souvent aussi parce qu'elles ont peur pour toi.
D'où sa dernière remarque, que je lui laisse : les parents ont peur pour leurs enfants, donc c'est peut-être la dernière voix à écouter quand on hésite à se lancer.
Et toi, tu en fais quoi ?
Si tu veux sauter tout ce que j'ai écrit à la sueur de mon front, voici ce que tu peux en tirer pour ton propre cas :
- Arrête de chercher LA niche. Liste plutôt les trois ou quatre univers dans lesquels tu as déjà de la matière, et cherche ce que leur croisement raconte de toi.
- Regarde où part réellement ton temps cette semaine. Pas où tu voudrais qu'il parte. L'écart entre les deux te dit ce qui te fait dériver.
- Sépare ton projet de ta personne. Un refus porte sur une offre qui ne correspond pas à un besoin, pas sur ce que tu vaux.
- Ne traite pas tes creux de motivation comme une panne à réparer. Prévois-les, c'est un rythme.
- Fais l'inventaire de qui tu écoutes. Combien de ces voix ont déjà fait le chemin que tu envisages ? Combien te parlent depuis leur propre peur ?
- Et si tu hésites depuis des mois : tu ne peux pas savoir avant de tester.
L'épisode complet se regarde en vidéo ou s'écoute en podcast juste ici.

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Page Linkedin d'Adrien Chaouch
Transcription automatique relue. Quelques passages ont été allégés pour la lecture.
Julien — Adrien, bonjour.
Adrien — Salut, Julien.
Julien — Bon, ça va?
Adrien — Ça va, je suis content, ravi d'être là.
Julien — Moi aussi, je suis vraiment ravi qu'on ait cette conversation aujourd'hui. Pour les personnes qui ne nous connaissent pas, on a une petite tradition sur le podcast Kmeo : on demande à nos invités comment ils se présentent quand ils rencontrent quelqu'un pour la première fois.
Adrien — Je m'appelle Adrien, j'ai 38 ans et je suis vidéaste, il y a deux ans j'ai lancé mon entreprise une agence de production vidéo et aujourd'hui je suis pleinement consacré au développement de cette activité, à côté de ça je suis le papa d'un petit Adam qui a 5 ans et demi et j'essaie d'être le meilleur papa possible.
Julien — Ok, donc le meilleur entrepreneur et le meilleur papa, c'est celui qu'on connaît bien aussi, on pourra peut-être en reparler. Tu disais que tu t'es lancé il y a deux ans, tu faisais quoi avant ?
Adrien — Avant, j'ai passé près d'une dizaine d'années dans l'univers de la tech. J'étais dans des boîtes qui développent des logiciels. J'ai passé 5 ans en tant que product manager pour une boîte qui faisait des logiciels pour l'hôtellerie. C'est quelque chose de très spécifique. Des métiers assez invisibles, mais en gros, mon rôle, c'était d'animer des équipes techniques, des développeurs, pour faire évoluer ce logiciel et permettre à l'entreprise de gagner de plus en plus de contrats et avoir des clients le plus contents possible.
Julien — Ok. Et finalement, ces deux métiers aujourd'hui, dont tu bosses dans la vidéo, dans la création de contenu, avant, tu faisais Product Manager. Donc, c'est deux métiers qui sont assez différents. Qu'est-ce qui t'a donné envie de passer, de changer de métier?
Adrien — Alors, en fait, c'est assez marrant parce que c'est deux métiers différents sur le papier. Mais ce que j'explique souvent et ce que j'ai réalisé en fait au bout de quelques mois après m'être lancé, c'est qu'en fait, ce n'est pas si éloigné l'un de l'autre. Je m'explique. Dans mon métier de Product Manager, mon rôle, c'était effectivement d'animer en fait une roadmap technique, faire en sorte que on choisissait nos bons sujets et que les équipes étaient, on va dire, bien alignées autour de qu'est-ce qu'on devait développer, quand est-ce qu'on allait le développer et d'informer tout le monde sur ce moment où les fonctionnalités sortaient. Et donc finalement, en fait, le métier, c'était d'assurer un cycle de livraison. Aujourd'hui, dans la vidéo, finalement, c'est un peu pareil. C'est juste exécuté d'une manière différente. Quand je travaille avec un client, ce client-là, il va effectivement acheter une prestation, acheter des livrables, ce que nous on appelle des livrables, donc c'est des vidéos sous différents formats. Et finalement, mon rôle, c'est certes de capter ça, de préparer, et capter ça, mais finalement, c'est surtout d'assurer un cycle de production de la même manière que je le faisais avant dans la tech. Et donc aujourd'hui, en tant que vidéaste, notre travail, c'est principalement de construire une relation avec un client, de bien comprendre pourquoi on veut faire telle ou telle vidéo et d'orienter notre client sur le meilleur format et le meilleur support possible, de s'assurer qu'il passe le bon message, de challenger un peu le contenu, de le tourner et de le livrer dans les temps. Donc de monter tout ça dans les timings qui sont convenus avec lui. Et donc c'est vraiment la maîtrise de ce cycle complet qui fait qu'on arrive aussi à construire une relation de confiance avec nos clients. De la même manière qu'avant, je devais m'assurer qu'on était sur un bon cycle de production qui était efficace, qu'il n'y avait pas de problème dans les rouages. Donc aujourd'hui, je livre des vidéos, je ne livre plus de fonctionnalités techniques, mais ça se rejoint là-dessus. Et puis sur la question de comment j'en suis arrivé là, ça a été un cheminement dans le sens où je pense que j'ai construit ma carrière avec un peu les principes de réussite qu'on pouvait un peu m'apprendre à l'école, ce qui me semblait être en fait une réussite professionnelle telle que je l'ai compris au départ. Au fur et à mesure de mon parcours, j'étais très motivé par l'idée de construire quelque chose, de faire évoluer une entreprise, de créer ce mouvement-là. Mais il m'a manqué à un moment donné un volet un peu créatif. Et puis j'avais aussi ce sentiment un peu bizarre de me dire, j'aime bien ce que je fais, mais il y a plein d'éléments de contexte qui font que j'ai un peu l'impression de me suradapter, de ne pas pouvoir vraiment être moi-même dans mon travail. Je crois qu'au fond, je savais que je voulais entreprendre. Il me manquait la manière de le faire qui correspondait à ce que je pouvais faire en autonomie. C'est là où j'ai commencé à explorer mes passions, mes centres d'intérêt. J'avais un goût pour la musique, j'ai cherché à comprendre. J'ai vraiment fait un travail d'introspection. J'ai travaillé autour de Ikigai pour comprendre vraiment quelle était la mission qui pouvait m'animer. Et c'est autour de ça que j'ai construit le projet de vidéo. Et c'est comme ça que j'en suis arrivé à faire ce saut dans l'entrepreneuriat autour de ce métier.
Julien — C'est super intéressant parce que nous, on est souvent finalement en relation avec des personnes qui n'arrivent pas dans leur environnement de travail à s'épanouir. et ont l'impression, comme tu disais, qu'il y a des facteurs, tu vois, extérieurs, le management, l'entourage, l'environnement de manière générale, qui les contraignent un petit peu. Et ils ont envie d'exprimer plus, de faire plus, de prendre plus de responsabilités, etc. Et un petit peu par dépit, de temps en temps, ils se tournent vers l'entrepreneuriat. Toi, de ce que tu me partages, j'ai l'impression qu'il y a quand même une volonté aussi d'entreprendre qui est là depuis un petit moment. Tu avais envie finalement de te tester dans cet environnement-là. Comment tu le vois ça et comment tu le vis?
Adrien — Je pense que dans l'entrepreneuriat, il y a deux choses qui construisent cette expérience-là. La première, c'est la liberté totale de choisir ce que tu fais. Et ça, c'est le truc que tout le monde voit en fait. C'est la possibilité de se dire, si demain, je veux ouvrir un commerce ou vendre des services dans tel ou tel truc, je fais ce que je veux, en fait, et j'ai 30 ans de compte à rendre à personne. Et du coup, cette liberté-là, elle est hyper attractive. De l'autre, de mon côté, il y avait aussi la volonté d'être entièrement responsable de ce que je construisais. Et en fait, dans le monde de la tech, pour faire en sorte que ça marche, il y a souvent besoin d'avoir plusieurs profils différents, des profils techniques, des profils business, des profils. Et arriver à mettre tout le monde d'accord, ce n'est pas facile. Dans mon projet, j'avais vraiment envie de faire quelque chose que je pouvais maîtriser de bout en bout, sans dépendre de qui que ce soit, au moins sur le démarrage et le temps de me sentir à l'aise, etc. Et puis ensuite, on verra si l'entreprise grandit. Mais moi, c'était vraiment ces deux volets-là. C'était de me dire,: en fait, j'ai envie de pouvoir faire quelque chose qui me plaît vraiment. Et si j'ai besoin de changer de trajectoire, parce que je sens qu'à un moment donné, j'ai envie d'aller vers ça, je peux le faire. Je n'ai pas besoin de rendre compte à qui que ce soit. Par contre, j'en suis responsable. Et de l'autre, j'avais vraiment envie d'avoir cette liberté aussi professionnelle. de me dire, en fait, j'ai besoin de personne d'autre que moi même pour réussir. Et si demain, c'est un échec, c'est autant de ma faute que si c'est une réussite.
Julien — Et tu le disais justement ce besoin de liberté qu'on voit un peu à l'extérieur. Moi, ce que j'observe souvent et puis ce que j'ai vécu aussi, c'est que tu as une liberté totale. Mais cette liberté, tu amènes aussi une absence de cadre. Que tu as porté souvent à un cadre de travail salarié. Toi, tu le vis comment aujourd'hui? Est-ce que c'est quelque chose que tu as expérimenté? Comment tu es arrivé à construire ton propre cadre?
Adrien — Oui, Ça fait très bizarre au début. Surtout quand on a passé beaucoup de temps dans le salariat. En fait, dans le salariat, on se rend compte, on ne le sait même pas, mais on a des gens qui nous donnent des objectifs, on a un emploi du temps qui est celui de l'entreprise et qu'on doit respecter. Donc, en fait, il y a plein de questions qu'on ne se pose pas, du style, à quelle heure je dois travailler, à quelle heure je dois m'arrêter de travailler, qu'est-ce que je dois faire, c'est quoi ma priorité? Tout ça, c'est des choix qui sont faits un peu pour nous et finalement, on est souvent libre dans le cadre. C'est-à-dire qu'on nous donne le cadre et notre liberté, c'est de dire comment est-ce qu'on va l'exécuter pour vraiment répondre aux attentes que les gens ont placées en nous. Dans l'entrepreneuriat, c'est un peu différent parce que là, il n'y a plus personne pour te dire qu'est ce que tu dois faire. Et je trouve que c'est une des premières réalisations. Si tu dis, bah ok, super, je veux faire de la vidéo dans mon cas, Par où je commence? Il me faudrait un site internet, il me faudrait des projets portfolio, il faudrait que j'apprenne à faire du montage, il faudrait que j'apprenne à faire des devis, il faudrait que je fasse de la prospection. En fait, tu te rends compte qu'il y a un million de choses à faire et que moi, j'ai réalisé ça assez rapidement. C'est-à-dire : ok, en fait, je ne suis pas vidéaste, je suis chef d'entreprise. Je suis mon directeur commercial, mon directeur marketing, mon chef de produit. En fait, tu incarnes toutes ces casquettes et le but du jeu, c'est d'arriver à comprendre que tu dois changer de casquette plusieurs fois dans ta journée. Mais c'est vrai que c'est la porte ouverte à beaucoup d'hésitations, des questionnements sur qu'est ce que tu dois prioriser ou pas parce que tu peux pas tout faire rentrer. Donc ça sert à rien de faire rentrer des ronds dans des carrés. Il faut faire des choix et c'est là où on se rend compte que bah ouais il n'y a plus personne pour te dire que c'est le bon. Et surtout au début quand tu fais un choix sur qui peut impacter ce que tu vas pouvoir livrer pendant trois mois en fait en trois mois tu as le temps de mettre la clé sous la porte plusieurs fois donc ouais c'est c'est responsabilisant et c'est pour ça que je pense c'est bien de ne pas le faire seul dans sa chambre il faut s'entourer il faut construire un univers autour de soi qui soit propice à l'entrepreneuriat pour avoir des gens qui te donnent des conseils qui te nourrissent de leur vision de leur expérience c'est hyper important pour réussir franchement je pense que Je connais très peu d'entrepreneurs qui ont réussi à se lancer, à démarrer, à pérenniser leur activité sans s'être entouré de gens qui savent.
Julien — Oui, parce que finalement, de s'entourer de personnes qui ont déjà passé de temps en temps sur des moments que tu vis, finalement, ça peut te faire gagner du temps, ça peut t'éviter des erreurs, etc. Donc, c'est vrai que moi aussi, j'ai tendance à conseiller vraiment de ne pas rester seul dans son coin. Moi, j'avais envie de te poser comme question parce que quand on s'est rencontrés, là, on travaille dans le même espace de coworking, tu m'as dit tiens j'ai vu ce que tu as fait et c'est vrai que le profil multipotentiel me parle tu vois et on le sent de toute façon de parler, tu t'intéresses à énormément de choses, je sais qu'il y a un gros aspect sportif également, tu m'as parlé du côté musique que je ne connaissais pas, etc. ce projet entrepreneuriat effectivement ça devrait être un vrai terrain de jeu pour le multipotentiel mais ce qui est difficile finalement ce que tu es en train de souligner et que je trouve hyper important c'est autant ça va répondre à un besoin de diversité et de liberté d'autonomie, autant ça va te mettre en face de ta capacité à prendre des décisions et à trancher.
Adrien — C'est totalement vrai. alors après Moi, je n'ai jamais fait l'exercice on va dire jusqu'à nos discussions et notre rencontre. j'ai Je ne connaissais à peine le terme multipotentialité. Et Encore aujourd'hui, je pense que je ne suis pas encore complètement capable de savoir si je suis un multipotentiel ou pas. Mais dans nos échanges, j'ai compris qu'il y avait quand même pas mal de choses qui pouvaient matcher avec mon profil. Par contre, mon expérience, il y a deux choses. C'est que la première, j'ai du mal à me tenir dans la durée sur des décisions. C'est-à-dire que je peux savoir à un moment donné il faut que je fasse deux mois de prospection et que ça doit représenter 50% de mon temps, réalistiquement, par rapport à mes enjeux. mais tu peux être sûr que tous les jours, le matin venu, je vais me dire, ah, c'est bien, je fais juste un petit peu de montage à faire, je fais juste un petit peu de ça. Parce que j'aime ça, en fait. J'aime toucher à tout, j'aime apprendre des nouveaux trucs. donc En fait, je peux très vite, ma journée peut très vite devenir une journée de formation sur l'IA. Ça, c'est la première chose. Et la deuxième, je pense que ça me pose encore aujourd'hui, des.. Je me pose plein de questions sur mon positionnement. Parce que dans l'univers de l'image, on a toujours cette question de c'est quoi ma niche, quel est le type de projet que je filme, etc. Et En fait, là aussi, je suis hyper.. J'adore le sport. Mon idée de départ, c'était vraiment de me spécialiser dans l'image de sport, etc. Et J'en ai fait, et je fais des super projets autour du sport. Mais dans le corporate, il y a des boîtes qui sont cool, que j'aimerais aider, où ça pourrait être intéressant de travailler. Et puis pourquoi pas aussi faire des formats documentaires et puis pourquoi pas faire du format ads. En fait, j'aime cet intérêt que je pourrais avoir sur un peu différents formats, etc. fait que parfois, moi-même, j'ai du mal à expliquer en fait quelle est ma spécialisation, ou quelle est ma niche, ma verticale. Et le travail que je suis en train de faire, on saura bientôt si ça a marché ou pas, mais c'est de dire, finalement, il faut que j'arrive à mettre des mots sur moi parce que finalement, le positionnement de mon entreprise et son style d'image, c'est probablement ce que moi, je mets derrière comme intention de travail et pas forcément de dire je fais que l'image de sport. ou ce genre de choses.
Julien — C'est quelque chose qui revient souvent, surtout dans des profils comme les nôtres, où justement tu as beaucoup de centres d'intérêt, beaucoup de choses qui t'attirent en fait. Et quand tu entends beaucoup sur le réseau ou autre « il faut nicher, il faut que ça niche, regardez, spécialisez-vous par exemple chez les sportifs ou chez les artistes, etc. » — je pense que ça véhicule un message qui ne s'applique pas à tout le monde, et qui met en erreur des personnes pour qui, finalement, la niche, c'est eux : c'est leur vision, c'est ce qu'ils apportent dans un projet. Je vois que ça, qu'est-ce que t'en penses?
Adrien — Moi je suis très convaincu par ça. J'ai beaucoup creusé, je me suis beaucoup intéressé à l'univers de la création de contenu. et pareil, je me suis posé plein de questions sur c'est quoi, ça serait quoi la niche? En fait, je suis convaincu par le « you are the niche ». la niche c'est toi, parce qu'en fait tout a déjà été dit, tout a déjà été fait, Toutes les existent les idées existent déjà. La véritable différence, c'est comment toi, tu vas l'exprimer. Et c'est ce qui va faire ton unicité. Ta différenciation, en fait, c'est la personnalité que tu mets dans ton entreprise dans ton service dans ta présence en ligne, c'est ta manière de dire les choses, c'est tes passions combinées avec.. En fait, je pense qu'aujourd'hui, par exemple, dans l'univers de la création de contenu, il faut savoir parler de tout. Parce que les gens, ils suivent, ils connectent avec des humains, en fait. Je fais un pont, c'est beaucoup aussi ce que je travaille, moi, en vidéo, mais c'est de dire dans une communication vidéo, on va pouvoir parler, effectivement, d'un produit ou d'un service, mais la réalité, c'est que les gens s'en foutent. les gens ne veulent pas savoir quelles sont les différentes fonctionnalités de l'iPhone oui, ils veulent le savoir à un moment donné mais ce qui va faire qu'ils accrochent avec un message avec un contenu, etc. c'est tout l'univers de marque, c'est d'où ça vient, c'est le pourquoi, et c'est tout ça en fait qu'on doit incarner aujourd'hui je pense pour créer du lien parce que va faire du business c'est quelque chose que j'ai appris dans mes formations c'est le business entre deux personnes c'est deux personnes qui décident de travailler ensemble c'est tout en fait, il faut connecter humainement. Et pour faire ça, je pense qu'il faut oser s'exprimer. Et c'est ce qui va faire qu'il y a des gens qui vont accrocher à mort et d'autres qui vont passer à côté et c'est ok. Il faut être ok en fait finalement,
Julien — Ce que j'entends dans ce que tu partages, c'est d'être ok d'appliquer ce filtre pour laisser passer les clients avec qui tu as envie de travailler, où il peut vraiment y avoir un relation de travail et puis repousser finalement les gens avec qui tu n'approches pas humainement. Ce qui est marrant, c'est quand tu parlais du fait de nicher par rapport à un univers en particulier, quand on y pense, tu vois, quand on pense à des réalisateurs célèbres comme Christopher Nolan, par exemple, si on prend cet exemple-là, c'est comme si on disait, bon, ok, il a été connu parce qu'il a fait que des films de super-héros. Je veux dire, des Batman, avant qu'il en fasse un, il y en avait des tonnes, en fait. Mais lui, il a apporté son regard. Quand on pense à Christopher Nolan, on pense à son univers qu'il y a derrière. On ne fait pas rappel à lui juste pour faire des films des Batman ou pour faire un certain type de film. Il se permet d'aller toucher différents domaines et de raconter des histoires de sa manière. donc je pense que c'est finalement quand on regarde comme ça dans l'entrepreneuriat ça nous paraît évident et pourtant c'est vrai que je pense que il y a quelque chose de rassurant de se dire ouais je vais choisir un domaine et le fait que je vais faire que des vidéos de sport va m'apporter du business, va m'apporter des clients si c'était aussi simple que ça finalement je pense que
Adrien — Ouais, en fait c'est tout à fait vrai. C'est-à-dire qu'il y a mille façons de faire Batman. Christopher Nolan, il a sa sauce à lui, son univers, sa manière de le traiter, sa vision. Et c'est ça qui a fait que ça fonctionne. C'est aussi probablement ça qui fait que les acteurs sont contents ou pas, je ne sais pas, de bosser avec Christopher Nolan. C'est tout un univers qu'il a réussi, à.. que tu rassembles. Dans le monde de l'entrepreneuriat, c'est pareil. Après, je pense qu'il y a quand même une valeur à avoir une niche parce que tu vois quand on m'appelle pour du projet sport, c'est parce que aussi je connais les marques, je connais les tendances, je connais des athlètes. je connais voilà Tu gardes quand même un contact et tu n'es pas hors sol par rapport à une verticale. je pense que la clé, c'est peut-être de se dire : en fait, je n'ai pas une niche. J'en ai potentiellement trois ou quatre. Et c'est le mix de ces niches qui fait que j'ai ce style-là et qui va permettre aux gens de se retrouver. Je te donne un exemple parce que c'est toujours plus facile de parler de soi. Mais dans mon cas, effectivement, j'ai l'image de sport et par exemple, l'image de corporate. Ma grande question, c'est comment je fais pour rassembler ces deux univers? Parce que c'est les deux univers dans lesquels je suis passé. J'ai travaillé pendant dix ans dans des boîtes. J'aime l'entreprise et l'entrepreneuriat. Mais de l'autre côté, j'aime le sport, j'aime ce type d'image. J'aime l'aventure d'un sportif, ses doutes, ses challenges, etc. Le travail que je suis en train de faire, c'est de me dire, ok, j'ai ces deux typologies de clients. J'ai ces deux typologies d'images. Comment je fais pour être lisible? Demain, je vais pitcher. Je dis quoi, en fait? Et aujourd'hui, mon pitch, c'est de plus en plus de dire je viens de l'univers du sport. J'ai compris dans l'univers du sport l'importance de certains codes. Tu vois, je me suis nourri du parcours de l'athlète, etc. Ce genre de choses. Et aujourd'hui, c'est ce que j'essaye d'apporter dans l'univers de l'entreprise pour que votre discours ne soit pas un discours plat, mais qu'on ait envie de vous suivre. Je tire le trait, mais c'est un peu ce côté-là, c'est de se dire que si tu travailles en corporate avec moi, Tu n'auras pas la même expérience qu'avec un autre vidéaste qui vient du monde du corporate et qui a toujours fait que ça, parce que moi, en fait, je vais aller chercher des codes du sport et je vais essayer de les mettre dans ton entreprise. Ça peut être aussi de dire, moi, en fait, je vais particulièrement travailler avec des entreprises qui ont un engagement dans le sport qui est très fort, parce que pour eux, c'est une valeur forte. C'est quelque chose qu'ils essaient de diffuser dans l'entreprise auprès des employés, de faire ce genre de projet, peut-être de sponsoriser des équipes. Et donc, ils vont être plus sensibles à quelqu'un comme moi qu'à un vidéaste corporate qui, lui, n'est pas du tout exposé à cet univers-là. Donc, je suis en train de faire ce travail-là. Ce n'est pas fini. Mais je pense que c'est la trajectoire à suivre, pour vraiment me sentir pleinement lisible et aligné aussi avec l'entreprise que je développe.
Julien — À qui tu conseillerais finalement de se lancer en entrepreneuriat ? Et après, au contraire, à qui tu déconseilles?
Adrien — Franchement, je pense que je déconseille à personne de se lancer. Je pense que l'entrepreneuriat est une école exceptionnelle. Et en fait, il n'y a pas que l'entrepreneuriat business, monter une structure, etc. Moi, l'entrepreneuriat chez moi, il a commencé dès l'école avec des associations. Et en fait, à ce moment-là, j'ai pris la responsabilité d'un projet c'est de le faire connaître, c'est de le faire grandir. Ça, c'est de l'entrepreneuriat. Et puis après, il peut prendre d'autres formes. On peut aussi entreprendre un side project à côté et être hyper épanoui avec un side project qui un jour peut-être deviendra un main project, mais voilà. il n'y a pas une seule forme d'entrepreneuriat. Et je conseille à tout le monde d'adopter un mindset d'entrepreneur parce que pour moi, être entrepreneur, c'est être curieux, c'est avoir envie d'apprendre, c'est oser s'exprimer, expérimenter, monter des projets, échouer, réussir. En fait, tu vis tout. Donc, tu ne peux pas.. Enfin, L'échec, il n'est que matériel, éventuellement. Il a plus ou moins de conséquences en fonction de ta situation. Une fois qu'on s'est dit ça, je ne pense pas que tout le monde soit fait pour être entrepreneur dans l'univers du business. Et ça, je pense que rapidement, les gens, ils le ressentent. en fait.
Julien — Tu penses, que c'est quoi la dimension finalement qui est bloquante?
Adrien — Je pense que dans l'entrepreneuriat, il y a beaucoup de stress, beaucoup d'inconnus. Il faut être capable de faire ce pas de la confiance en soi de manière démesurée parfois pour convaincre les gens. Être entrepreneur, c'est être capable de vivre en se disant, je ne sais pas si le mois prochain, je peux continuer et c'est normal. Ça fait partie du processus, je continue, je ne doute pas. C'est se prendre dix non dans la gueule et continuer d'aller en chercher parce que c'est ton métier qui veut ça. Ça demande personnellement, je trouve, une élasticité assez forte sur des points qui peuvent être douloureux pour certaines personnes. Et je pense que chez certaines personnes, en fait, ça peut nuire en fait à leur réussite. Et donc, il y a beaucoup de gens qui sont qui ont la fibre entrepreneuriale, mais qui seraient peut-être des meilleurs numéro 2, numéro 3 dans une boîte, et pas porter tu vois des responsabilités financières ou ce genre de trucs. Encore une fois, il y a entreprendre et être entrepreneur. Pour moi, je l'associe beaucoup avec, et on en est parlé à un moment, avec le rapport au risque, c'est la capacité à vivre avec le risque, à gérer le risque. Parce qu'en fait, tu gères le risque au quotidien. Quand tu es entrepreneur, c'est constamment, tu prends la moindre décision. Potentiellement, comme tu dis, tu peux mettre la clé sous la porte. Si la décision, si tu es un entrepreneur qui vient de démarrer, ça peut te faire échouer et fermer la boîte.
Julien — Donc, c'est vrai que c'est.. Comme tu dis, je pense que ce n'est pas pour tout le monde, surtout dans ce sens-là, parce que c'est vraiment, finalement, c'est plus qu'un mode de travail, c'est un mode de vie, en fait.
Adrien — Oui, qu'on le voit. Moi, je dis souvent.. Surtout, quand on est dans le salariat, on dit souvent, il y a le travail et puis après, il y a ma vie perso. Il y a ce sas, en fait, que tu.. Alors parfois, il est difficile à poser, mais il existe en fait. Moi, je suis de plus en plus convaincu qu'il n'y a pas de sas : je suis mon entreprise, mon entreprise c'est moi. Et en fait, je peux travailler 7 jours sur 7, H24. Enfin, je ne parle pas en continu, mais dans le sens, où il n'y a pas de jour off, en fait. Il n'y a pas de « je débranche le boulot et je n'y pense plus, ». Ça n'existe pas ça. Et je pense qu'il y a des gens qui vivent mal cette situation-là. là où moi, en fait, j'adore ça, parce que c'est comme mon bébé, et j'adore ce jeu-là, mais il y a des gens qui peuvent très mal vivre ça,
Julien — Je pense que, comme tu disais, le risque aussi, c'est des choses, l'incertitude, le risque, il y a des gens qui peuvent soit pas se le permettre, soit qui sont pas du tout à l'aise avec ces sujets-là, et du coup, il vaut peut-être mieux chercher un rôle où on a de l'espace pour entreprendre des choses, mais où on n'a pas ce risque là associé, par exemple. c'est marrant parce que tu dis c'est un peu mon bébé tu vois Moi j'appelle ça un terrain de jeu Un bébé etc Mais ce qui est marrant c'est dans mes notes Quand tu m'en parlais et la description que tu faisais d'entrepreneuriat Je trouve qu'il y a beaucoup de parallèles Et tu me diras ce que tu en penses Il y a beaucoup de parallèles avec la paternité Avec le fait de devenir parent en manière générale Dis moi ce que tu en penses Avant que moi je te partage ma vision
Adrien — Je ne sais pas si c'est la parentalité Moi je le vois plus On a un lit un peu plus même on à donné naissance à des pokémons c'est un jeu auquel tu joues le but c'est de déjà le but numéro 1 c'est de pouvoir continuer à jouer et le but numéro 2 c'est d'essayer de faire grandir ton Pokémon à la taille qui va t'aider et pour faire ça demande tout le cheminement dont on a parlé mais ouais je le vois vraiment comme ça en fait. C'est un peu comme un jeu vidéo, avec des niveaux.
Julien — C'est marrant parce que moi, ce que je peux partager, c'était plutôt qu'il y a un pari avec le fait de devenir parent dans le fait de d'être un parent, tu vois ce que je veux dire. Je trouve que l'effort que tu fais et la découverte que tu fais sur toi, à quel point finalement ça te transforme quand tu crées l'entreprise, quand tu entreprends, je trouve que les deux choses, moi, personnellement, qui m'ont fait le plus grandir, qui m'ont apporté le plus de changement dans ma vie, c'est le fait de créer ma boîte et le fait de devenir parent. Tu vois? Et je trouve qu'il y a beaucoup de choses qui se entreprendent. Parce que tu parles de Pokémon, quand je pense à mes filles, ils me dis c'est un peu des Pokémon, des fois, c'est assez terrible.
Adrien — Ouais, mais après, ça marche aussi. J'essaye juste d'y mettre juste ce qu'il faut de détachement, en fait. Parce que tu vois, dans une relation enfin père-fils, sous père-fille il y a vraiment une notion d'amour à construire, à entretenir, à développer qui se veut genre à jamais si tu fais le truc un peu comme ça moi j'essaie quand même de me dire cette boîte je fais tout ce que je peux pour réussir à la faire marcher si demain ça marche pas il n'y a pas de mort d'homme et je peux me reconstruire et en ça c'est pour ça que je préfère je suis peut-être plus à l'aise avec le Pokémon que avec mon fils
Julien — Je comprends tout ce que tu veux dire parce que le piège de temps en temps c'est notamment quand tu commences à faire des devis et qu'on te refuse ou qu'on critique qu'on travaille parce que les personnes peut-être une personne qui n'est pas satisfaite ou quoi c'est de le prendre personnellement comme dis jamais c'était toi qui étais une mauvaise personne en soi et non pas ton entreprise qui ne correspond pas à un besoin ou autre.
Adrien — Mais je pense qu'il faut en fait il faut jouer dans la vie. Même pour prendre du plaisir dans ce que tu fais, si à chaque fois que tu envoies un devis, tu te dis que ta vie est détruite si jamais le client n'accepte pas, ou qu'on te dit que c'est trop cher, etc. C'est compliqué quand même. Donc moi, je préfère le voir en mode, c'est quoi, j'ai décidé de jouer à ce jeu, je vais essayer de jouer le plus longtemps possible et de faire en sorte que je prenne énormément de plaisir dans ce que je fais. Mais par contre, pour oser certaines choses, pour prendre des risques, pour tu vois, parler de décision, de faire des choix et tout, bah en fait, quand tu fais une décision, tu te dis que potentiellement ce n'est pas la bonne. Mais tu es convaincu sur le moment où tu la prends que c'est probablement la meilleure décision à prendre. Si les choses ne se passent pas comme tu l'avais prévu, partie terminée. Mais en fait, je trouve que le fait de se dire que c'est un jeu rend le truc un peu plus sympathique au quotidien et enlève aussi une certaine partie de deux poids, tu vois, qui font que tu peux aussi te libérer dans tes choix et essayer de te dire bon, ok faut se détacher un peu de la.. Globalement, je pense que c'est bien de le voir en mode, c'est un terrain de jeu, c'est un terrain d'expression, C'est quelque chose que j'aime, que je prends du plaisir à faire. Si j'ai besoin de travailler le soir ou le week-end, c'est.. Enfin, tu vois, si je le décide, et je ne veux pas que ce soit une corvée. Et pour faire tout ça, je pense qu'il faut réussir à se.. Aussi un peu se détacher du truc. C'est-à-dire que c'est pas.. Quand un client me dit non, ou un prospect me dit non, c'est pas moi qui ai rejeté de la société. tu vois. C'est autre chose.
Julien — Ce qui est difficile, c'est de temps en temps, quand tu commences à te mettre des attentes financières et autres, de rester dans cet état d'esprit, je trouve, de jeu, de test and learn, d'aspect créatif, de « je vais tenter des trucs, et puis des fois ça marchera, des fois ça ne marchera pas, il y a des facteurs extérieurs que je ne maîtrise pas, etc. » Toi, comment tu le vis, ça? Parce que j'imagine, je suis entrepreneur, c'est vrai qu'on a des pressions des fois financières qui ne sont pas évidentes. comment tu fais à garder finalement cette mentalité de.. « ouais, Je reste quand même dans une mentalité de jeu.
Adrien — C'est hyper dur. Encore une fois, tu as les différents niveaux dans ce jeu. Je trouve que, par exemple, dans mon cas, au début, j'étais très bien avec ça. La première raison, c'est que j'étais très tête brûlée. en fait Tout était possible. Au moment où je me lance, je me dis, allez, vas-y, go, maintenant je lance ma boîte. Je suis convaincu de mon truc. et j'allais pitcher tout et n'importe qui aucun projet ne faisait peur enfin j'étais tête brûlée ça a super bien marché
Adrien — Au début, quand je me lance dans l'entrepreneuriat, je suis très tête brûlée. Ça veut dire que je crois à fond dans mon projet et en fait, je vais contacter tout le monde. Vraiment, j'ai osé y aller et ça a très bien marché. Le truc, c'est que au même moment, j'ai encore le chômage, tu vois, tu es encore tranquille et tout. Et tu te dis, je n'ai rien à perdre en fait, puisque je n'ai rien. Donc, autant que je démarre. Là, après, il y a des étapes qui se mettent en place. Tu commences à avoir des références, des clients à satisfaire. Le chômage, c'est fini. Tu commences à avoir des enjeux de faire du chiffre, etc. Donc, c'est de plus en plus dur, je trouve, de garder ce côté un peu tête brûlée et justement, je n'ai rien à perdre. Je pense que ça s'entretient et que ce n'est jamais constant. C'est-à-dire que j'ai des phases et parfois, j'ai besoin de passer par des phases où j'y crois un petit peu moins ou en tout cas, j'ai moins de confiance pour me prendre un peu un électrochoc et me dire, « Attends, là, en fait, il faut que tu te ressaisisses » et boum, je repars sur une nouvelle lancée. Voilà, je pense qu'il faut accepter les vagues. Il faut juste être capable de se ressaisir pour réentretenir cette flamme-là. Et ça s'entretient par l'entourage que tu crées autour de toi, par des routines qui sont importantes pour toi, par de l'introspection. Il y a beaucoup de choses, du coaching. Il ne faut pas hésiter à se construire une bulle qui va nous permettre de rebondir dans les moments où ça ne va pas aller parce qu'il y aura des moments où ça ne va pas aller, où tu vas douter et où tu auras l'impression que le monde est et que tous les projets sont inatteignables etc et en fait c'est juste c'est juste un biais de pensée
Julien — C'est vrai que j'associe ça souvent un peu aux montagnes russes des fois tu as des moments où tu as l'impression que tout fonctionne et tout va comme sur des roulettes. Et puis des fois, tu as l'impression, comme tu dis, que tu as juste envie de baisser les bras parce que il n'y a rien qui fonctionne ou quoi. C'est ce qu'on disait tout à l'heure. Je pense que c'est vraiment un mode de vie qui n'est pas fait pour tout le monde parce que justement, tu passes par beaucoup de phases en fait. Et pour garder cette résilience, pour garder cette envie d'avancer et comme tu dis, un peu cet aspect, je joue et des fois, je ne peux pas toujours gagner une autre. Mais en tout cas, j'essaie de me faire plaisir et de participer, tu vois, de ne pas prendre trop les choses, tu vois, avec beaucoup d'attentes. C'est pas évident tout le temps. C'est marrant parce que quand tu m'en parlais, je faisais un peu le parallèle aussi avec le sport. Il y a un peu ce côté-là, tu vois, où même l'art de manière générale, tu vois, nous, on accompagne des artistes aussi dans leur entreprise, tu vois, dans ce qu'ils veulent proposer. Et une des craintes, c'est lorsqu'il y a un aspect business, justement, lorsqu'il y a un aspect transaction, c'est de perdre ce côté artistique, tu vois. de côté, cette patte, tu vois cet aspect authentique. Est-ce que toi, tu l'as ressenti? Comment tu l'as?
Adrien — Dans la vidéo, pour le coup, c'est hyper flagrant et c'est très facile à comprendre. Je te donne un exemple, l'égal du sport. Tu peux avoir envie de faire de l'image de sport parce que c'est les images qui te font plaisir. La réalité, c'est que avant de vivre de la vidéo sport à 100%, il y a un chemin à construire et que ça prend des années en fait de se faire connaître d'augmenter la qualité de ton travail pour que ce soit au niveau de clients, machin, etc. Donc, ça peut prendre vraiment du temps. Tu fais quoi du coup en attendant? Tu es obligé de faire d'autres projets, tu vois, qui sont plus peut-être rémunérateurs, mais où tu vas moins prendre du plaisir. Je rebondis sur le truc de la… Enfin, tu vois, de multipotentiel, ce genre de choses. C'est que dans ces cas-là, ce qui est important, c'est de… Dans le cas de la vidéo, c'est de se dire, ok, je vais peut-être faire du corporate. Qu'est-ce que je peux apprendre dans cet univers là qui va me permettre de devenir meilleur dans l'univers qui me fait kiffer? Et peut-être qu'au début, mon kiff, ça ne va être que 20% de mon activité et je vais quand même devoir faire beaucoup d'autres choses à côté pour me faire connaître, etc. Mais ça me permet de devenir meilleur aussi. Tu vois, Ça vient servir mon projet de base. C'est une première manière de le voir. La deuxième manière de le voir, c'est aussi de te dire les projets qui me font moins vibrer, En fait, en les faisant, je vais rencontrer des gens. Ces gens-là, ces clients, ils ont des connaissances, ils ont d'autres clients, ils vont montrer mon travail à d'autres personnes. En fait, tu n'es pas à l'abri de retomber sur un projet qui te fait vibrer grâce à un client qui vient d'un univers que tu ne pensais pas. Donc franchement, c'est clair que tu ne peux pas faire que ce que tu aimes. Dans la vidéo, en tout cas, c'est le cas. et en vivre et pérenniser ce qu'il y a autour. Par contre, ce que tu peux changer, c'est ta manière de voir ça et ta lecture de la situation. Moi, je crois beaucoup à ça.
Adrien — Juste pour rebondir du coup, effectivement quand tu fais ton activité, quand ton activité devient ton entreprise, quoi il y a forcément cette part de c'est plus aussi cool mais c'est valable dans tout. En fait, je vois chez des créateurs de contenu aussi, au début ils se lancent, ils adorent jouer avec la caméra, faire leur contenu, etc. Puis dès qu'il y a des sponsors qui arrivent, ils ont certaines attentes, ils vont devoir faire des vidéos sur tel ou tel sujet. C'est moins vibrant parfois. En fait, ça fait partie du jeu. À toi de lire et d'interpréter cette situation comme tu le veux. Si pour toi, c'est vraiment douloureux de faire ça et que tu ne vois aucun intérêt, peut-être que c'est juste une passion et que ce n'est pas une entreprise.
Julien — C'est vrai que c'est une crainte qui revient souvent. finalement. Se dire : si je transforme ma passion comme une entreprise, est-ce que je ne vais pas perdre ce côté passion, tout simplement, ou je ne vais pas perdre l'intérêt finalement pour ce domaine-là. Et ça fait peur, j'ai l'impression, à pas mal de monde en fait. Et c'est vrai que je le trouve intéressant ton exemple parce qu'on est tous amenés à regarder un peu du contenu sur YouTube, tout ça, et voir des fois qu'il y a un vrai shift chez quelqu'un qui fait ça vraiment de manière très authentique, et dans le partage, etc. Et finalement, après, au bout d'un moment, qui perd un peu de vue tout ça. Et on a vu, il y avait une vague à un moment de beaucoup de caracteurs de contenu qui s'arrêtaient, ils fermaient leur chaîne YouTube alors qu'ils avaient des millions d'abonnés parce que ils n'en pouvaient plus de cette pression-là, en fait. Ils ne prenaient plus de plaisir, finalement, à créer du contenu. Là où on pourrait voir de l'extérieur que, "ah putain, quel métier de rêve, tu vois, finalement. Et on ne voit pas l'envers du décor. et se dire, ouais peu importe la personne, il y a forcément des trucs, des moments où tu vas un peu perdre de vue pourquoi tu le fais. Et tu vas un peu, tu vois, si jamais c'est pas clair, si tu n'arrives pas à revenir à ça, mais tu vas en souffrir. Et on peut tous par là. Je pense qu'on continuera à passer par là parce que de temps en temps, la vie te met pas mal de choses dans les pattes et c'est difficile de garder finalement, de se rappeler pourquoi tu fais les choses. Mais c'est des moments qui ne sont pas évidents. en tant qu'entrepreneur c'est pour ça qu'il faut être entouré être coaché, enfin franchement
Adrien — Par contre le créateur de contenu qui décide au bout de 3 ans d'arrêter parce que il a grandi, il a des demandes ça ne correspond plus à ce qu'il voulait faire à la base il n'y met plus le sens qu'il voulait etc il a pris 4 mois pour réfléchir et au bout d'un moment il prend sa décision en fait moi je ne vois pas de problème ça ne veut pas dire que sa décision de lancer sa chaîne Youtube était mauvaise il a fait et ensuite il a appris pour en déduire quelque chose. Et donc, c'est le premier truc, c'est que tu ne peux pas savoir, en fait, avant de tester. Enfin, pour moi, tu es obligé d'abord de te lancer et tu vas apprendre des choses sur la route. Et en fonction de ce que tu apprends sur la route, tu vas voir si ça te plaît ou pas. Et qu'est-ce qui te plaît et qu'est-ce qui ne te plaît pas? Peut-être que le créateur de contenu qui arrête au bout de trois ans, parce que c'est devenu différent, il ne met plus la même masse. il a peut-être rencontré il a sûrement rencontré pendant ses trois ans tout un tas de métiers tout un tas de gens tout un tas d'entreprises qui l'ont aidé à faire grandir sa chaîne etc et au bout de trois ans il s'est dit bah en fait moi finalement d'être à la caméra c'est c'était ok mais c'est plus comme ça que je le vois aujourd'hui par contre ça me plairait bien d'être plutôt sur la partie production parce que ça j'aimais bien et tu vois en fait grâce à ce parcours, grâce à ce parcours d'apprentissage qu'il a pu avoir, il a découvert des choses et il s'est forgé, enfin il s'est construit un nouvel itinéraire. Et moi sur ça j'aime bien prendre l'exemple d'un jeu vidéo encore une fois. C'est les jeux un peu genre à la Warcraft, etc. ou Warcraft, tu vois, tu as ton ou Age of Empires, tu démarres, tu as ton petit village dans une map et toute la map est noire. et en fait toi tu es au centre, tu ne sais rien du tout sur le monde qui t'entoure et en fait tu vas petit à petit aller explorer des zones et à un jour tu vas tomber sur une mine et à un jour tu vas tomber sur une armée tu vois et en fait je le vois un peu comme ça, c'est à dire que quand tu te lances en entrepreneuriat tu te lances dans un parcours, tu ne sais pas forcément où tu vas sur la carte le but ce n'est pas de savoir forcément tu vois exactement où tu vas dans un an, dans trois ans, dans cinq ans, ou dans dix ans mais c'est à dire je sais que j'ai envie d'aller vers là aujourd'hui c'est ce chemin là qui m'appelle et ben j'y vais tu vois et je vais apprendre sur mon chemin je vais découvrir un peu ma carte et ben peut-être que j'aurais envie de continuer dans cette voie là parce que j'aurais réalisé que c'est exactement ce qui est fait pour moi peut-être qu'il y aura des reviens de situation ok mais tu peux pas le savoir en fait donc t'as pas testé quoi
Julien — Vraiment marrant que tu prennes cette image parce que la semaine dernière j'ai pris une note pour faire une vidéo courte dessus ok sur le fog of war le brouillard de guerre dans un jeu vidéo stratégie Et ce que je voulais illustrer par là, c'est que moi, j'ai joué énormément aux jeux stratégiques. J'étais sponsorisé pour jouer à des jeux stratégiques, etc. Donc, c'est un univers que je connais très, très bien. Et je voulais prendre cette image pour illustrer le fait que, de temps en temps, tu vas, comme tu dis, en exploration d'une carte où au début, tu ne connais rien. Vraiment, il y a le brouillard de guerre qui te cache complètement. Mais des fois, tu passes par des endroits et tu vas dans d'autres. Et il y a un brouillard de guerre qui revient, qui est pas aussi épais que celui du début où tu ne connaissais pas du tout le regard du décor. mais des fois tu as besoin de revenir dans certaines zones pour te rappeler de certaines choses certains apprentissages, certains trucs que des fois tu as vraiment qu'ils t'ont aidé dans la vie mais après avec mon parcours tu sais plus le moment donc tu l'as un petit peu oublié et tu as besoin de revenir sur la carte pour voir ce qui se trouve en nouveau.
Adrien — Oui, et même, tu vois, le mindset, il est différent au début de la partie et en milieu ou en fin de partie parce qu'au début de la partie, tu as l'impression d'être un gros naze qui ne connaît rien au monde qui l'entoure et d'être hyper fébrile, en fait. Tu te sens faible, tu te sens menacé, tu ne te sens pas en contrôle de ton jeu. Et puis, plus tu vas découvrir sur la map, plus tu vas avoir une bonne compréhension de l'environnement qui t'entoure. Tu vas aller explorer certaines zones et tout. Et là, tu vas pouvoir développer un raisonnement un peu plus stratégique, mais informé. Où Tu dis, ok, je sais pourquoi je vais faire telle action parce que je sais qu'il y a ça là, et je sais qu'il y a ça là. Et du coup, ton jeu évolue et tu deviens plus en contrôle de ton armée. ou peu importe à quel jeu tu joues. Je pense que c'est un peu pareil dans nos parcours. C'est de dire, ok, j'ai réalisé certaines choses. Par exemple, j'ai réalisé que j'avais envie de me lancer dans l'univers de la vidéo parce que dans mon cas, ça cochait la case créative, la case business, la case production, la case corporate, tout ce que tu veux. Je ne connais pas très bien cet univers en réalité. je connais même pas très bien les rôles, les métiers, les cycles de décision, les je connais pas tout ça. Mais du coup mon job ça va être de les apprendre, de m'améliorer, de trouver ma place là-dedans. Et puis en fait ça se trouve, dans deux ans on se reparle, j'ai arrêté ma boîte parce que j'ai rencontré une agence de prod où j'en sais rien, et que je me suis dit en fait ce serait trop bien d'être producteur, je sais pas.
Julien — Non mais c'est pour revenir justement dans l'exemple qu'on prenait les créateurs de contenu, moi il y a une chaîne que j'aime bien qui s'appelle Veritasium, qui est une énorme chaîne, peut-être la première chaîne de vulgarisation scientifique, et il y a quelques semaines, moi, le gars qui avait lancé ça, disait, mais vous m'avez sans doute un petit peu moins vu sur la chaîne en ce moment, mais c'est parce qu'en fait l'équipe s'agrandit, et je ne serai plus le seul finalement à tourner ces vidéos, il y a toute une équipe, et de temps en temps je laisserai la parole, parce que j'ai envie de me concentrer sur d'autres phases du projet, quoi. Et c'était justement hyper intéressant, on aurait pu croire que ben non, t'as lancé ça, etc. Mais je pense qu'il a eu l'intelligence aussi de dire, ok, finalement dans ce projet qui a grandi et que j'ai fait grandir, où est-ce qu'il y avait ma place aujourd'hui, quelle place j'ai envie de prendre. en fait tu vois Et c'était hyper intéressant de voir ça. la chaîne a évolué, c'est plus la même qu'au départ. Ils ont toujours cette rigueur d'amener des sujets hyper intéressants, mais tu peux changer de place finalement même dans un truc pour laquelle tu as créé, que tu as bien en place.
Adrien — Mais tu vois, je pense qu'il y a en fait, ce parcours-là, il est essentiel parce que entreprendre, c'est comme on disait, c'est toi en fait, tu entreprends avec ta tête, ton corps, tout y passe. Et du coup, Au bout d'un moment, tu es obligé de faire des choix pour être la meilleure personne possible, tu vois que ce soit pour ton entreprise ou pour toi en termes de sentiment d'accomplissement. Et donc, tu es amené à évoluer. Mais encore une fois, pour faire ça, il faut il faut se lancer, il faut démarrer. Le truc qui m'attriste le plus, c'est de voir des gens qui ne croient pas en ça ou qui n'essayent même pas parce que ils pensent pas soit ils pensent qu'ils ne sont pas capables de réussir. soit ils restent bloqués en fait et Ils se disent bah ouais en fait je pourrais essayer de faire ça, ça m'appelle, mais en même temps, je ne sais pas si je serais capable. » Et en fait, le truc qui change tout, c'est quand tu commences à oser investir sur toi. Tu es obligé de passer par cette phase d'investissement sur toi. Et en fait, si tu n'investis pas en toi, personne ne va le faire. déjà Mais en investissant en toi, donc en compétences, en développement, en coaching, en ce que tu veux, tu vas te donner une chance de jouer. et après tu vas réussir, ça va te plaire tout ça c'est des autres questions qui viennent plus loin mais ce que je trouve dommage c'est tu vois d'avoir des joueurs qui n'ont même pas le jeton pour démarrer une partie voiture et ça c'est peut-être le message que j'ai envie de faire passer aussi aux gens qui pourraient écouter ce podcast et c'est un moment donné, ouais il faut croire en soi ou il faut oser croire en soi. Et je pense que c'est hyper important. Et c'est en ça où je dis que tout le monde devrait passer par l'entrepreneuriat parce que c'est la base de la vie. À un moment donné, croire en soi, croire en son potentiel, à un moment donné, ça va te permettre de jouer cette partie. Même si elle n'arrive pas à bout, tu en ressortiras transformé et tu en ressortiras plus grand que la porte par laquelle t'es rentrée. Et même si c'est pour retourner dans du salariat, tu deviendras un meilleur salarié. Parce qu'à un moment donné, tu as osé croire en toi parce que tu as compris plein de choses. mais voilà il faut oser investir sur soi, c'est hyper important
Julien — Moi ce que je te disais je pense que les deux choses qui m'ont fait le plus pour grandir dans la vie c'est vraiment ça quoi c'est l'entreprise et puis le fait de devenir parent même quand tu deviens parent tu fais un enfant, tu ne sais pas du tout c'est clair c'est pas fourni avec mais ça te lances il n'y a pas de manuel, il n'y a rien tu sais pas comment tu vas réagir tu sais même pas la fin tu connais rien je sais pas qui tu te mets à la maison en fait et je trouve dans la même situation où ça te met en face de tout et tous les trucs que tu as besoin de travail ouais toutes tes faiblesses tu vois tes limites etc je trouve que ça te met l'entrepreneuriat comme la parentalité c'est un grand moment où ok si tu envie vraiment comme tu disais en début de podcast j'ai décidé d'être le meilleur entrepreneur et le meilleur papa si tu as cité dans cette mentalité il y a un gros travail à faire sur soi comme tu dis tu peux pas passer à outre mais à un moment donné tu t'es dit je suis capable j'ose devenir papa tu vois je sais pas ce que ça veut dire je sais pas ce que ça va vous représenter ça va m'amener forcément dans une transformation mais j'ose croire que j'en suis capable tu crois que c'est aussi conscientisé?
Adrien — Je pense pas non plus je pense que tu t'en aperçois une fois que c'est là et tu te dis c'est clair mais en réalité je pense que c'est un peu le même processus tu es un peu à un moment donné, tu as un peu tête brûlée tu dis vas-y on fait des enfants, je ne sais pas ce que ça veut dire quand c'est fait dans ces conditions là mais oui je pense que c'est une de mes croix-là profondes les gens doivent.. J'aimerais voir un monde, tu vois, demain, où les gens osent un peu plus se faire confiance et se dire, ouais, je suis peut-être capable de réussir ça. En tout cas, je vais me donner la chance d'essayer, tu vois.
Julien — Ouais. Ouais, je.. Enfin, tu prêches à convaincu. Comme tu dis, je pense que tout le monde n'est pas fait pour vivre en tant qu'entrepreneur, tu vois, avoir cette vie-là. Mais c'est vrai que je trouve que ça apporte énormément dans une vie. Et ça aide les personnes à entreprendre, que ce soit des projets orientés business ou plus associatifs. Effectivement, je trouve que c'est vraiment, ça pousse les personnes à se remettre en question, à progresser, à travailler sur soi, à se regarder de temps en temps les choses qu'on a mis de côté depuis un moment, etc. Donc, ouais.
Adrien — Moi, je suis peut-être un hyper optimiste, mais je pense qu'il n'y a pas de mauvais chemin. Ouais, ok. Oser prendre des directions qui peuvent sembler opposées à un état actuel, on peut avoir l'impression que ça a d'énormes conséquences. Dans ma vie, j'ai changé de métier plusieurs fois, j'ai habité dans différents pays, je suis allé vivre dans des pays où je ne parlais pas la langue. Je n'y vais pas en me disant je sais comment ça va se passer, j'y vais en me disant je vais découvrir un truc. Et si je n'avais pas fait ça, je n'aurais pas rencontré les gens qui m'entourent aujourd'hui. Je ne serais peut-être pas papa. Mais est-ce que du coup, c'était la meilleure décision pour moi à l'heure du moment venu? Je n'en sais rien. Mais en tout cas, il y a un chemin qui existe. Il faut un peu faire tomber ce mythe : est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise décision ? En vrai, s'il y a un chemin qui t'appelle, que tu sens que personnellement, tu as besoin de changement, que tu as envie d'évoluer vers une direction, que tout ça, je ne sais pas, il y a une gravité qui se crée vers un truc, franchement, moi, je préfère suivre ce chemin-là, suivre cet appel-là et me dire, ok, si c'est ce qui m'appelle là maintenant, j'y vais, plutôt que de rester éternellement dans une frustration, de me dire, je n'ai pas osé croire en moi. Je le savais qu'à un moment donné, ça, ça m'appelait. Je n'ai pas osé y aller. Tant pis. Ça, je trouve ça plus dur à vivre que de se dire, j'y suis allé, j'ai un peu perdu. Tant pis, j'ai rebondi, j'ai trouvé un autre truc. Moi, je pense qu'il ne peut pas y avoir de mauvaise décision dans le sens où, à l'instant T, quand tu as pris la décision, tu ne pouvais pas en prendre une autre parce que tu avais des informations, l'expérience que tu avais sur la tête. Oui, c'est ça. C'est toujours plus facile de regarder en arrière en disant, j'aurais peut-être dû prendre une autre décision, mais en fait tu ne pouvais pas à ce moment-là.
Julien — C'est ça, souvent quand j'entends des personnes qui me disent « Ah, je n'aurais pas dû, etc. », etc. Mais finalement, est-ce qu'il y en avait une autre à ce moment-là? Pas nécessairement. Effectivement, je ressens ta frustration de te dire de temps en temps, des personnes n'osent pas prendre une décision et restent dans une situation dans laquelle ils ne se sentent vraiment pas épanouis. Et ces personnes, de temps en temps, c'est dommage, parce qu'elles peuvent, toi en tout cas, ton ressenti se tenir. C'est dommage, ils ne vont pas peut-être passer à côté de quelque chose, révéler un potentiel qu'ils ont en eux. Mais on se retrouve dans la même situation dans le sens où ils n'ont pas l'information ou l'impulsion, etc. qui leur manque pour s'y mettre.
Adrien — Après, attention, là, tu me mets sur un sujet, le cas où il peut durer trois. C'est clair. Mais ça retouche au temps. Au tout début, tu me parlais de la notion de temps. Tu vois tu choisis où est ce que tu mets ton temps, etc. Je pense que si tu tires le fil, c'est un peu ça aussi. C'est de se dire, moi, il y a un truc, c'est le regret. tu vois La notion de regret dans le développement personnel, etc. c'est aussi quelque chose qui est très traité, c'est quand tu vas arriver à la fin de ta vie, tu vas regarder en arrière, tu vois est ce que tu as envie d'avoir des regrets sur ça, sur ça, sur ça? tu vois Et moi, chez moi, c'est un driver très fort, j'essaye d'avoir un minimum de regrets possible sur ce que j'ai pu faire dans ma vie. tu vois Et je trouve que c'est plus facile du coup de vivre avec le fait de me dire bah Ok, j'ai tenté mon truc, ça n'a pas marché pour une autre raison » que de me dire éternellement « Je ne sais pas si j'aurais été capable de faire ça. tu vois Et du coup, ça est voilà c'est en ça, il y a ce rapport au temps aussi qui passe. C'est la valeur principale de nos vies. Et je pense que c'est trop dommage de pas se donner la chance d'en tirer le meilleur.
Julien — Mais comment tu fais? Parce que là, dans ce que j'entends, dans ce que tu me partages, c'est qu'il y a cette capacité aussi à s'écouter. Et à suivre ses propres désirs. De se dire, tiens, je ressens le besoin, je ressens le désir de faire quelque chose. Il y a des personnes qui ont grandi dans une situation où leur désir n'était pas important, c'est un peu ce qu'elles ont intégré. Donc c'est difficile de faire ce choix de suivre ses impulsions, quand on a appris tôt dans la vie que ce qu'on ressentait n'était pas forcément la bonne chose. De l'extérieur, on peut se dire que c'est dommage que ces personnes ne se lancent pas, mais si on leur a dit très tôt : ne t'écoute pas, ne pleure pas quand tu en as envie, ne t'énerve pas quand tu en as envie... Même quand ils ressentent un besoin très profond, la première chose qu'elles vont se dire, c'est : non, je n'ai pas le droit de le faire.
Adrien — Ouais mais je pense que c'est pour beaucoup de gens la majorité, la grande majorité c'est pas évident du tout en fait après il y a différentes échelles et différents niveaux de difficultés mais tu vois globalement quand tu te lances dans un projet qui a un peu rien à voir avec enfin c'est pas tu te réveilles un matin et tu te dis vas-y je vais faire la vidéo après avoir passé dix ans dans l'univers de la tech tu vois c'est c'est un parcours qui est beaucoup plus long et qui a nécessité, avant d'arriver à ce résultat-là, de passer par une remise en question de est-ce que je suis au bon endroit? Est-ce que je suis aligné? Pourquoi est-ce que je fais mon métier aujourd'hui? Est-ce que demain, si je gagne mon argent, c'est grave? Tu vois, il y a plein de questions que tu dois traiter en amont de cette décision pour comprendre que c'est cette décision que cette décision là est la bonne pour toi au moment venu, tu vois. Mais très rarement, c'est un processus qui est facile parce que tu dois déconstruire des croyances. tu dois travailler sur toi, ton introspection, remettre en compte. Et puis, c'est un processus continu. C'est-à-dire que c'est ça a besoin d'y revenir fréquemment dessus. Donc, ce que je veux dire par là, c'est que il faut pas de mon point de vue, il ne faut pas penser que ce sont des décisions qui sont légères et faciles pour tout le monde. Ce n'est pas parce que des gens l'ont prise et que c'est très visible que ça ne veut pas dire qu'il y a eu un énorme travail en amont qui peut être encore une fois plus ou moins difficile selon les parcours et les gens, mais souvent, tu es obligé de passer par cette phase-là, un peu de remise en question pour renaître, tu vois, dans quelque chose de nouveau.
Julien — Je te dis ça parce que chez nous, il y a des personnes qui découvrent Kmeo et qui prennent la décision d'être accompagnées dans leur choix de carrière, mais ça peut durer deux, trois ans, parce qu'il y a des moments où ce n'est pas le moment. Et pourtant, ce sont des personnes qui ont cette capacité à se remettre en question, à progresser — mais de temps en temps, ça va jusqu'à l'outrance : toujours se remettre en question, et si ça ne marche pas, se dire que c'est de sa faute. Je trouve que tu vois de là à impulser si tu veux un changement qui est vraiment tu vois significatif comme le fait de s'enseigner d'entrepreneur, etc. Comme tu dis, finalement, c'est quand même tout un process qui est assez… Tu vois, il faut avoir fait la paix avec quelques aspects, tu vois, et notamment la capacité à vivre avec l'incertitude dont on parle. Je veux dire, ce n'est pas offert à tout le monde. Il y a des personnes justement, de temps en temps, qui sont très intelligentes, mais qui sont tellement intelligentes que leur intelligence, en fait, joue contre elles. parce qu'elles veulent être sûres avant de se lancer. Et il y a cette inquiétude qui est derrière, qui n'est pas forcément toujours vue, et qui les empêche de passer à l'action. Oui. Je comprends.
Adrien — Y a des gens qui ont du mal à se lancer parce qu'ils veulent avoir toutes les garanties possibles ouais il y a le fait d'avoir du mal à vivre avec la certitude mais de temps en temps de dire aussi que moi ce que je te partageais c'est que des fois ça prend du temps nous on à la chance tu vois d'avoir des gens qui peuvent le faire mais des fois je vais donner un exemple moi j'ai attendu j'ai ressenti toute ma vie que j'avais envie d'entreprendre et pourtant j'ai attendu d'avoir plus de 35 ans pour le faire tu vois alors que depuis très longtemps je sens que j'ai envie de lancer un truc j'ai toujours cherché si tu veux avoir des mentors à avoir des exemples et à avoir des assuts des réassurances tu vois de me dire c'est le bon moment ça y est j'ai les ingrédients qu'il faut ouais mais dans ce banc ça fait je pense que le processus il prend du temps pour tout le monde sauf si t'es vraiment à l'aise dans la vie et que ce soit, tu vois, ça facilite pas mal de choses, mais ce n'est pas le cas pour la majorité. C'est un processus qui prend du temps, qui peut être plus ou moins douloureux. Moi, il y a une seule chose dont je suis vraiment convaincu dans tout ça, c'est qu'à la base, il y a quand même un sentiment de désalignement, un questionnement, un truc. Je pense que d'ailleurs, beaucoup de jeunes aujourd'hui l'ont parce qu'il y a beaucoup d'incertitudes dans notre monde. Donc, il y a à la base ce point d'interrogation où tu te dis, « Ok, je fais ça, mais en vrai, si je te dis, est-ce que je suis au bon endroit? » Ça se travaille, en fait, ce sentiment-là. Ce dont je suis convaincu, c'est que plus tu t'entoures, plus tu peux avancer vite dans ta réflexion. Et qu'en fait, le but, ce n'est pas de ne pas avoir cette phase de transition, de questionnement, de mise en place, etc. Parce qu'en fait, tu es obligé d'y passer. Mais ce que tu peux faire, c'est faire en sorte qu'elle soit la plus courte possible. pour t'amener le plus vite possible à la situation où tu vas prendre une décision sereinement, en tout cas éclairée. Tu peux le faire tout seul, ce travail, mais potentiellement ça peut te prendre 20 ans. Si tu investis en toi et que du coup tu dis, bah allez je vais me faire coacher, je vais rejoindre un programme, je vais faire mon Ikigai, il y a plein de solutions qui existent aujourd'hui pour ce genre de ça. Si j'investis en moi et que je m'entoure de gens pour m'aider à comprendre ça, potentiellement j'arrive plus vite à la situation où je peux prendre une décision éclairée. Et encore une fois, le temps, c'est la plus belle chose qui soit.
Julien — Tu prêches un convaincu, sinon je ne serais pas sur ce projet. Mais de temps en temps, ce que j'aperçois aussi, c'est qu'il y a des personnes pour qui, comme tu dis, tu vois, l'entourage, il est fondamental. Notre accompagnement repose beaucoup sur la création d'un environnement favorable, et ça passe par un aspect collectif. Mais nous, ce qu'on remarque, c'est de temps en temps, justement, il y a des personnes qui ont connu un environnement qui, au contraire, ne leur permettent pas, tu vois, d'aller se chercher. tu vois. Parce que souvent, et souvent, ça a été fait avec de la bienveillance, mais en disant, tu vas encore changer, tu veux pas te poser dans un truc, etc. Parce que, par méconnaissance aussi du sujet, du fonctionnement. Donc finalement, c'est l'entourage, je suis d'accord avec toi, il est hyper important, mais c'est de s'entourer finalement de personnes qui ont aussi soit des objectifs, soit des fonctionnements qui sont similaires au tien, tu vois, des questionnements similaires au tien, etc. C'est là où finalement ça peut te faire progresser plus vite.
Adrien — En fait c'est ça : si tu n'écoutes qu'une seule voix, finalement, tu vois, tu connais pas le reste des options qui sont à toi, donc tu te forges dans une manière de penser, dans une manière de voir mon truc, si tu élargis ça, et je dis bah tiens, en fait j'aimerais bien savoir ce que un entrepreneur il pense de ça, j'aimerais bien savoir ce que tu vois telle autre personne pense de ça, et puis bah en fait et que tu commences à multiplier tes sources d'informations et de construire un entourage qui est un peu plus à l'image de là où tu aurais envie d'aller, en tout cas des gens qui ont déjà fait ce passage là et qui vont pouvoir un peu t'éclair sur ça, bah je pense que tu commences à y voir clair et que du coup, la voix de tes parents qui t'ont répété pendant toute ton éducation que pour réussir, il faut faire 40 ans le même métier et que c'est important de gagner bien sa vie, etc. En fait, naturellement, elle va prendre moins de place que toutes les autres voies. Et je pense que c'est toujours un peu cet exercice de donner, de s'assurer que les gens qui ont une voie auprès de toi soient suffisamment aidantes à l'image de là où tu as envie d'aller et force de proposition plutôt que d'avoir que des gens qui ont peur pour toi. Ouais, je suis complètement d'accord, en vrai les parents, dans la plupart des cas, ils ont peur pour leurs enfants.
Julien — Ouais c'est ça donc c'est peut-être la dernière personne à écouter c'est clair je te remercie Adrien je te propose qu'on fasse des questions rapides est-ce qu'il y a un ouvrage que tu conseilles ou que tu offres régulièrement?
Adrien — Un livre Moi, j'ai beaucoup aimé.. Il y en a pas mal parce que je suis assez féru de ces lectures-là. Il y a pas mal de livres parce que je suis assez friand de lecture sur le développement personnel. Il y a un livre que j'ai lu. Je ne sais pas s'il existe en français. Excuse-moi pour l'anglais, mais ça s'appelle The Road Less Traveled?. Et c'est le témoignage en fait de quelqu'un qui a choisi de se lancer dans une voie, justement de ce dont on parlait, qu'il ne connaît pas. Et en fait, il explique vraiment le tous les doutes, tout son parcours, etc. C'est hyper intéressant comme lecture et c'est un des livres que j'ai lu dans cette phase de questionnement, de transformation, qui m'a le plus marqué et qui m'a vraiment aidé à trouver de l'énergie pour continuer d'avoir cette impulsion-là. Il y a un deuxième bouquin que j'aime beaucoup. Il y a un deuxième ouvrage que j'aime beaucoup qui s'appelle « L'art de la victoire » de Phil Knight. Donc, c'est la version française. Phil Knight, c'est le fondateur de Nike. Et en fait, c'est un bouquin autobiographique où il revient sur tout le parcours de la création de Nike. En fait, le bouquin doit faire 500 pages, mais tu dois en avoir genre 450 sur 0 à 5 ans de Nike. Et en fait, tu te rends compte à quel point ça a été une galère infinie. Et en fait, je trouve que ce bouquin m'a marqué parce que j'étais curieux de savoir un peu les histoires de Nike. Mais dans mon esprit, en fait Nike, c'est tellement énorme qu'il n'y a aucun monde où c'était compliqué pour eux. Et en fait, quand tu lis ce bouquin, tu comprends le cheminement de l'entrepreneur, la détermination qu'il a eue, l'incertitude qu'il a traversée pendant des années. Mais c'est infini. Et oui, ça m'a marqué. Donc, c'est deux bouquins que j'aime beaucoup et que je conseille.
Julien — Si tu pouvais acquérir une compétence du jour au lendemain comme ça, pour te réveiller avec une nouvelle connaissance, compétence, ce serait quoi?
Adrien — Il y en a plein — dans mon métier, la colorimétrie, le montage, ça prend énormément de temps. Mais je pense qu'en vrai, maîtriser l'IA à des niveaux avancés, c'est quelque chose qui me plairait, parce que ça peut te faire avancer tellement plus vite si tu sais bien la maîtriser. Savoir vraiment manipuler et coder tout ça.
Julien — Si tu pouvais donner un conseil à toi à 20 ans, tu lui dirais quoi ?
Adrien — De quand j'avais 20 ans ? Je lui dirais d'avoir confiance en lui, et de ne pas écouter d'autres personnes que lui-même. Franchement, ça serait principalement ça : fais-toi confiance, tout va bien se passer. Le deuxième truc que je lui dirais, c'est prends soin de toi physiquement, de ta santé. On n'en a pas parlé, mais c'est hyper important pour un entrepreneur de prendre soin de son cerveau et de son corps.
Julien — C'est aussi simple que ça : bien dans son corps, bien dans sa tête. Et en vrai, tu es un entrepreneur dès 20 ans, parce que ce que tu dois entreprendre, c'est ton projet de carrière. Je te remercie. S'il y a des personnes qui veulent te suivre, voir un petit peu ton travail, où est-ce qu'ils peuvent te trouver?
Adrien — Ils peuvent me retrouver sur LinkedIn ou sur Instagram,
Julien — On mettra tous les liens dans la description de l'épisode.
Adrien — Merci Julien, c'était super cool, j'ai adoré cette discussion avec toi. À bientôt !
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