Cet article fait suite à l’article “Allo docteur, je crois que ça ne va pas”, que vous trouverez ici si vous ne l’avez pas lu !

Notre vie se résume bien souvent à la recherche de quelque chose.

Et quand ce n’est pas nos clefs ou notre téléphone, on va alors chercher le bonheur, l’amour, le sens de notre présence ici et maintenant dans notre coin de l’univers.

On se cherche soi-même.

 

Qui suis-je ?

Mon métier ? Mon enfance ? Mes choix adultes ?
Mes rencontres ? Mes traumas ? Mes reconstructions ?
Mes peurs ? Mes rêves ? Mes cauchemars ?

Et si on se construit dans le regard de l’autre, suis-je tes peurs ? Tes espoirs ? Tes souvenirs ?

Comment démarrer une reconstruction lorsqu’on ne sait pas où sont les fondations, qu’on a perdu les plans et que l’architecte n’a plus de vision ?

Certains décideront de faire table rase et de repartir à zéro. C’est une technique que j’ai utilisée dans le passé et qui avait très bien fonctionné pour moi. Sur le court terme du moins…

Sauf qu’il arrive toujours un moment dans la vie où tout plaquer et tout recommencer nous coûterait bien plus cher (je ne parle pas d’argent) que de rester et affronter la situation.

Et de toute façon, les ruines qu’on a cru déblayer sont restées. Elles sont là. Aucun engin ne peut parfaitement tout raser dans notre vie. L’analogie du chantier ne peut pas aller plus loin. Parce que nous n’oublions pas.

Nous pouvons choisir d’ignorer, de cacher sous de nouvelles constructions, de repeindre, mais les éléments de notre passé sont toujours là, l’espace dans lequel notre vie doit entrer n’est pas illimité, nous sommes des êtres qui ne peuvent pas s’étaler à l’infini. On n’a pas le choix que de s’accommoder de son passé ou de l’utiliser.

 

Se regarder d’un œil nouveau.

Et puis un soir, presque comme tous les autres soirs, quand la journée se termine, qu’on est fatigué, avec l’envie simple que notre cerveau se calme, s’apaise et nous laisse enfin nous reposer, une idée surgit.

Oh c’est pas la seule évidemment, surtout quand des idées on en a à la pelle, en permanence !

Mais celle-là, elle a un petit quelque chose de différent. Un petit truc qui interpelle. Elle n’est pas comme toutes les autres. Elle me pose une question à laquelle je peux enfin répondre.

À quel moment dans ta vie as-tu déjà vibré pour ce que tu faisais ?

Pas de projection dans le futur, pas de négociations avec moi-même, pas de rabotage pour me faire entrer dans un moule.
Non.

À quel moment dans ma vie ai-je déjà vibré en faisant quelque chose ?

Je n’ai rien à faire. Il me suffit d’ouvrir les yeux sur ma “maison-vie”. Voir à nouveau les ruines au milieu du salon, la cheminée dans la salle de bain et les escaliers sur la toiture.

Tout est là, a toujours été là au fur et à mesure des rénovations, intégré, mangé par le décor au point de devenir invisible.

Et d’un coup cette question lève le voile que j’avais devant les yeux.

 

Qu’est-ce qui m’a déjà fait vibrer dans ma vie ?

Et là les souvenirs commencent à affluer. Les plus forts émotionnellement en premier, mais petit à petit d’autres arrivent, ressortent discrètement du dessous des meubles.

Ils sont là, devant moi. Des morceaux de ma vie où pendant un instant, même fugace, j’ai eu l’impression d’être à ma place, puissante, alignée. Juste.

Alors telle un marin qui s’agrippe au pont de son navire en pleine tempête, je m’accroche désespérément à chacun de ces moments de vie. Je crée une toile de certitudes, mon réseau d’identité. Je suis moi, au milieu de cette toile.

Tous ces instants positifs qui composent la personne que je suis maintenant. Tous ces instants enterrés, oubliés sous ceux qui m’avaient attirés vers la partie sombre de mes pensées.

Je m’amarre à ma lumière intérieure avec l’énergie du désespoir.

Et plus je trouve ces moments, plus je gagne en force.

Oui j’ai eu des moments de joie intense, oui j’ai eu des moments de puissance extraordinaire, oui j’ai eu des moments de force tranquille et apaisée. Ils font partie de moi, ils m’ont construite au même titre que les autres, ils sont là, en moi.

Est-ce qu’ils font sens ?

Pas encore.

Être mulitpotentiel c’est multiplier les expériences de vie. C’est être une chimère, composée de mille facettes. Et malheureusement trop souvent se perdre en elles.

Mais s’ancrer sur les expériences positives, se reconstruire sur ce qui nous a rendu fort, c’est la première étape vers une nouvelle vision de soi. Une vision cohérente. Pas linéaire, ou en tout cas rarement, mais cohérente. En tissant cette toile entre mes expériences positives et moi, je dévoile mon fil rouge, le fil d’Ariane qui me permettra de me retrouver.

Il n’y aura pas de sortie de mon labyrinthe intérieur, il n’y aura pas de Minotaure me menaçant au milieu.
Juste le chemin vers moi et ce qui me fait vibrer.

Et c’est tout ce que je recherchais.

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